À vous de jouer

Depuis le premier jour, Bookatomy vous donne le livre à voir, à entendre, à démonter. Aujourd'hui il vous tend un crayon. L'Atelier est ouvert : un carnet de notes dans le livre, et le texte original en regard. Pour la première fois, c'est vous qui écrivez.

Il y a quatre ères dans l'histoire de Bookatomy, et chacune portait un mode de lecture : l'Interactif au lancement, puis le Cinéma, l'Action, l'Anatomie. Quatre façons de recevoir un livre. Quatre façons, aussi, de rester assis dans son fauteuil : on regarde, on écoute, on laisse la carte voyager et la ligne de temps se remplir. Le livre travaille, le lecteur reçoit.

La cinquième ère ne s'appelle pas un mode. Elle s'appelle l'Atelier, parce qu'on y travaille. Voici pourquoi nous l'ouvrons maintenant, ce qu'on y trouve, et comment s'en servir dès ce soir.

Pourquoi un carnet de notes dans un livre ?

Parce que c'est ainsi qu'on a toujours lu quand on lisait pour de bon. Un crayon dans la marge, un coin de page plié, une phrase recopiée sur un cahier : le lecteur attentif laisse des traces. Les lycéens qui préparent un commentaire, les étudiants qui montent un dossier, les enseignants qui cherchent le passage juste pour la classe de demain, les clubs de lecture qui veulent débattre sur pièces — tous font la même chose, et tous le font aujourd'hui à côté du livre, sur un papier qu'on perd ou dans une application qui ignore de quel livre il s'agit.

Nous voulions que la trace reste dans le livre. Au bon paragraphe, au mot près, et qu'elle vous suive d'un appareil à l'autre. C'est tout l'Atelier : un carnet qui connaît le texte.

Comment prend-on une note ?

En modes Interactif et Anatomie, un bouton « Notes » est apparu au-dessus du texte, à côté des boutons de taille. Il ouvre l'Atelier : à gauche, l'épisode entier se déroule, calé sur le paragraphe que vous étiez en train de lire ; à droite, votre carnet.

Touchez le premier mot du passage qui vous arrête, puis le dernier : il se teinte. Si c'est tout le paragraphe que vous voulez, un bouton le prend d'un geste. Choisissez ensuite ce que c'est — une citation, une anecdote, un passage remarquable, du vocabulaire, une question, ou autre chose — et, si vous le souhaitez, ajoutez un commentaire. Enregistrez. La note rejoint le carnet, et le passage reste surligné dans votre lecture, d'une couleur par type, la voix du narrateur passant par-dessus sans l'effacer.

Six types plutôt qu'une étiquette libre, c'est un choix. Il force à se demander ce que l'on relève, et c'est déjà la moitié du travail : une citation qu'on garde pour sa beauté n'est pas une question qu'on garde pour y revenir.

Et le texte original ?

C'est la seconde porte de l'Atelier, et elle ne s'ouvre que pour les livres que Bookatomy a traduits lui-même. Pour Dracula, dans sa deuxième édition, ou pour Dix ans de moteurs et de courses, notre traduction a été faite paragraphe par paragraphe d'après le texte anglais de Stoker et de Jarrott : nous avons donc l'original en face de chaque paragraphe. Un bouton « VO » scinde le texte : la traduction à gauche, l'original à droite.

Les autres livres traduits du catalogue — Frankenstein, Le Chien des Baskerville, L'Île au trésor, L'Odyssée — sont lus dans des traductions françaises venues d'ailleurs, elles aussi du domaine public. Elles n'ont pas été alignées sur leur original, et le bouton « VO » n'y apparaît pas. Il viendra avec les livres que nous traduirons nous-mêmes.

Nous l'avons dit à propos de la deuxième édition de Dracula : chez nous, le livre fait foi. Pour un livre que nous avons traduit, le livre, c'est l'original. Le mettre en regard est la façon honnête de tenir cette promesse — vous pouvez vérifier une phrase, comparer un mot, apprendre une langue avec un texte que vous aimez. L'original se lit, il ne s'annote pas : vos notes portent sur le texte que vous lisez, c'est lui que vous citerez.

Pour qui est l'Atelier ?

Pour les élèves et les étudiants d'abord, parce qu'un commentaire de texte commence toujours par des passages relevés, et qu'ils les retrouveront là où ils les ont pris. Pour les enseignants, qui pourront préparer une séquence dans le livre même. Pour les clubs de lecture, qui arriveront à la séance avec leurs pages marquées. Et pour tous ceux qui lisent un crayon à la main sans que personne ne le leur ait demandé.

Le carnet demande un compte, gratuit : il est à vous, il vous suit, il ne doit pas dépendre du téléphone sur lequel vous l'avez commencé. Les premiers épisodes de chaque livre, eux, se lisent toujours gratuitement et sans compte — et l'Atelier y est ouvert aussi, dès que vous êtes inscrit.

Et ensuite ?

L'Atelier ouvre avec le carnet. Il est fait pour accueillir ce qui suit naturellement quand on a relevé des passages : les relire d'un livre à l'autre, les emporter hors de l'application, et un jour les montrer. Nous y travaillons dans cet ordre, et nous le dirons ici quand ce sera prêt. En attendant, le carnet est ouvert, et il est vide : à vous de jouer.

Le livre vous a tout donné. Il attend maintenant ce que vous en ferez.

Ouvrir un livre et son Atelier

La page découverte de l'Atelier →

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